J'écoute : "She's a burglar" de Freddie KING
Je regarde : O.
Je lis : "Où on va papa ?" Jean-Louis Fournier
Je bois : du café, quoi d'autre ?
Je cite : Mais pourquoi donc êtes-vous venus dans cette forêt aux coins perdus, où les murs tapissés de fleurs ne font que rappeler le malheur, mais pourquoi donc êtes-vous venus dans cette forêt aux coins perdus ?
Je pense : a O.
Je rêve : a O.
(mis à jour mercredi 11 février 2009 à 20:37)

23/12/2008

23/12/08 - 20:08

"N'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir."

Jules Renard

15/12/2008

15/12/08 - 22:41

A L’enterrement De Derrick

C'est sûr que si on lui avait dit qu'ça durerait si longtemps
Il aurait pas signé, il aurait pas tourné
On peut pas faire ça 25 ans
Y'avait dû y'avoir quelque chose avant
Tout p'tit il avait dû faire tomber dans le sable sa sucette mouillée
Ou p'tete sa mère lui mettait des robes et lui donnait des poupées
C'est pas possible d'en vouloir autant aux gens
Il savait bien que son feuilleton ferait du mal aux Allemands

On avait tous des costumes verts et des talonnettes
A l'enterrement de Derrick
On avait tous des cravates marrons, des grosses lunettes
A l'enterrement d'Derrick
Mais nous on s'marrait, ouais nous on allait !
A l'enterrement d'Derrick
Oui nous on s'marrait, ouais nous on allait !

Horst Tappert...
Horst Tappert...
Horst Tappert...
Nan, Horst t'as pas peur

Même Henri Guybet dans les périodes où il avait plus de fric
Aurait pas fait Harry, le coéquipier de Derrick
Harry toujours le larbin, le demi flic qui demande pourtant
Qu'à être copain

Alors que Derrick le dénonce en douce à ses supérieurs
Il raconte qu'il arrête pas d's'empiffrer de gâteaux plein de beurre
Et qu'il met des miettes sur les lieux des crimes et les coussins
Alors qu'en fait même si Harry mange beaucoup c'est un mec bien

On avait tous des petites sacoches en bandoulière à l'enterrement de Derrick
On avait tous des oeillets fânés depuis hier à l'enterrement de Derrick
Mais nous on s'marrait, ouais nous on allait !
A l'enterrement d'Derrick
Ouais nous on s'marrait, ouais nous on allait !

On t'a reconnu...
On t'a reconnu...
On t'a reconnu...
René Derrick

Derrick il avait dû avoir de la barbe à huit ans
On l'forçait à regarder les chiffres et les lettres en allemand
Il avait eu des lunettes préventives sans rien avoir aux yeux
Pour vouloir tout d'suite faire des feuilletons pour les vieux

Ils méritaient mieux les Allemands, ils méritaient que Derrick s'arrête
Ils méritaient qu'il parte plus tôt en retraite, ils méritaient au moins le commissaire Moulin
Ils méritent mieux les Allemands, ils méritent quand même les Allemands

on avait tous des gilets jacquards et l'air con à l'enterrement de Derrick
On portait tous le deuil et nos commissions à l'enterrement de Derrick
Mais nous on s'marrait, ouais nous on allait
A l'enterrement de Derrick
Ouais on s'marrait, ouais nous on allait

Les Fatals Picards "Picarda Independenza"

01/12/2008

01/12/08 - 21:24

Erich Salomon
« Le roi des indiscrets »





Aristide Briand montre du doigt Erich Salomon et s’écrie : "Ah ! le voilà ! le roi des indiscrets !". Paris, quai d’Orsay, août 1931.



Erich Salomon (1886-1944) devient photographe à 42 ans, auparavant il était banquier, ruiné il a choisit la photographie pour ce reconvertir.

Dans les années 20, la mode est aux photos posées, Erich Salomon, lui, prends ses photos sur le vif.

Ses anciennes relations professionnelles, le conduisent à assister à toute les négociations internationales de l’époque ou il photographie toutes les célébrités de l’époque, sans complaisance, sans parti pris, mais avec une vérité crue.

Erich Salomon est certainement le premier photos journaliste.

Une bien belle exposition à voir.



Du 12 novembre 2008 au 25 janvier 2009, le Jeu de Paume – Hôtel de Sully

 

« Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. » Robert Badinter - tribune de l'Assemblée Nationale - le 18 septembre 1981