15/05/2008Birmanie, Chine, emeutes de la faim, il faut faire quelques choseTous ces pays qui crèvent de faim…
C’est pas dieu possible…C’est pas possible…Ca va péter, ça va péter de partout…Les égyptiens, les birmans, les marocains, les indonésiens, les philippins…!
Moi ça me fout une angoisse !
Hier soir après le journal télévisé, j’ai été saisi d’un bourdon…Et je n’étais pas le seul. J’ai bien vu la PPDA, il avait une petite mine….
Aujourd’hui, ça va encore, mais hier, tout de suite après le journal télévisé…Une angoisse…Insoutenable…Oh ! Les malheureux…Des millions de gens qui crèvent de faim…Et y’en a même chez nous, maintenant, avec tous ces nouveaux pauvres…Y’en à même des blancs, à présent, si ce n’est pas une misère…
Alors, hier, je me suis dit : « Je ne peux pas rester immobile devant ce spectacle…Faut que je fasse quelque chose… ! »
Je suis allé au restaurant !
Je m’en suis foutu plein la lampe…J’ai commencé par une soupe de courges…Après on a eu une petite terrine à base de tête de veau mélangée avec du pied de cochon…Très fin…Du gras double…J’en ai pris deux fois…Le tout arrosé d’un sauternes un peu doux…Un peu trop doux…Mais enfin les temps sont durs…Pas la peine de faire du scandale alors qu’au Bangladesh, hein…J’ai enchaîné avec une cassolette de queues d’écrevisses au lard…
Ca, c’était les entrées…Comme viande, j’ai hésité entre une oie braisée au sang de canard et un porcelet à la gelée de groseilles…Le maître d’hôtel m’a dit : « Je vais vous donner, les deux, vous chipoterez dans les plats comme les chinois ». Les pauvres…
Et puis alors, le plateau de fromages…Un peu de chabichou, un peu de munster, un peu de saint-nectaire, un peu de livarot, un peu de roquefort, et j’ai dit : « Stop, Ca suffit ! Je me réserve pour le dessert. » On m’a présenté la ronde des desserts.
J’avais un tel cafard que je me suis tapé de tout…je m’en suis mis jusque-là…
J’ai dit au maître d’hôtel : "Arrêtez, comme on dit vulgairement, j’ai les dents du fond qui baignent".
D’ailleurs, ça n’a pas loupé, à la fin, j’ai tout vomi.
La contrariété.
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| « Demain, grâce à vous la justice française ne sera plus une justice qui tue. Demain, grâce à vous, il n’y aura plus, pour notre honte commune, d’exécutions furtives, à l’aube, sous le dais noir, dans les prisons françaises. Demain, les pages sanglantes de notre justice seront tournées. »
Robert Badinter - tribune de l'Assemblée Nationale - le 18 septembre 1981 |
15/05/08 - 19:56
oui, il s'agit bien d'un sketch de Guy Bedos que j'ai pillé
monsieurcaplan